MOI JE NE T'OUBLIE PAS: J'AI TON NOM GRAVÉ SUR
LES PAUMES DE MES MAINS.
Lectures: És. 49/14-21, Mc. 4/26-29
VOUS voici devant une page tourmentée du prophète Ésaïe.
Le peuple se tourne vers Dieu pour lui exposer deux griefs.
La première plainte concerne l'Éternel lui-même.
Le peuple se sent abandonné, et il l'exprime de manière dure, au /14: le Seigneur m'a abandonné, mon maître m'a oublié.
• N'est-ce pas un sentiment que nous pouvons aussi ressentir, quelquefois?
• Ne nous arrive-t-il pas de nous sentir seuls, dans l'épreuve?
• Lorsque nous traversons des difficultés, ne nous interrogeons-nous pas sur la présence de
Dieu dans nos vies?
Prenons quelques secondes et pensons à toutes les difficultés qui nous assaillent, aujourd'hui.
Écoutons maintenant comment Dieu nous répond: une femme oublie-t-elle l'enfant qu'elle allaite?
Cesse-t-elle d'aimer l'enfant qu'elle a porté? À supposer qu'elle l'oublie, moi, je ne t'oublie pas, j'ai
ton nom gravé sur les paumes de mes mains.
Après s'être tourné vers Dieu, avec sa deuxième plainte, le peuple regarde à lui-même. Il se plaint
qu'il vit au milieu de ruines, de quartiers dévastés, dans un pays dépeuplé. Ce n'est pas notre cas;
nous avons le privilège de vivre dans un pays qui connaît la paix et la prospérité. Mais parfois nous
avons l'impression que notre vie chrétienne ne porte pas beaucoup de fruits, que nous sommes un
peu inefficaces, inutiles, comme si notre foi était un peu en ruines.
L'Éternel ne nous laisse pas tourner en rond dans ces impressions; il nous répond. Il dit au /19: ton
pays sera bientôt trop étroit pour ses habitants. Tu te croyais privé de fils, mais à nouveau tu les
entendras dire: je n'ai pas de place, pousse-toi donc un peu que je puisse m'installer. Dieu promet
un renouveau, une restauration. Oui, notre vie peut, aussi, parfois, ressembler à un désert, mais le
Seigneur nous promet qu'il va faire fleurir de nombreux oasis dans ce désert. Nous verrons des
fruits! NOTRE VIE NE SERA PAS ÉTRIQUÉE MAIS OUVERTE!
En regardant autour de nous, nous pourrions avoir l'impression que le monde tourne fou. Si nous
nous arrêtons aux apparences, nous pourrions même supposer que l'action de Dieu y est absente. Ce
sentiment, les disciples l'ont connu. C'est pourquoi Jésus leur répond par une parabole.
Un homme JETTE la semence en terre. Le verbe jeter souligne l'incertitude de l'avenir de la semence
et ce qu'il y a d'un peu aléatoire dans le geste du semeur. Il n'est pas dit que cet homme est inutile;
d'ailleurs, il suffit de supprimer son action pour qu'il n'y ait pas de moisson. Il est dit cependant que
l'essentiel se passe sans son secours, sans qu'il ne sache comment. Il fallait qu'il sème, … ET IL L'A
FAIT! Puis tout reste à faire et se fait SANS LUI.
• Il ne peut plus rien et… il n'est pas nécessaire qu'il le puisse
• Il ne sait pas le processus ni le motif de la croissance, et… il n'est pas nécessaire qu'il le
sache.
Il peut vivre sa vie quotidienne, dormir ou veiller. Pour la semence, ses veilles ne sont pas plus
efficaces que son sommeil, ni son sommeil plus néfaste que ses veilles.
L'homme n'a rien fait depuis qu'il a semé et pourtant, la moisson est là! Autant, et même plus que
son travail, c'est sa patience et sa confiance qui se trouvent récompensées. Tout ne vient qu'en son
temps, en fonction d'un travail caché qui ne nous concerne pas mais qui concerne l'Éternel. Cette
parabole nous appelle à croire à la certitude de la moisson et à l'attendre, avec confiance et patience.
Nous sommes appelés à être des semeurs. Semons donc, avec confiance. Semons en paroles, par
nos attitudes et même en posant des gestes concrets. Mais semons avec la certitude que DIEU FERA
CROÎTRE ce qu'il nous demande de semer. Il le fera croître en son temps et non pas quand nous le
voulons ou l'estimons judicieux. FAISONS-LUI CONFIANCE ET SOYONS PATIENTS…
Ne soyons pas comme cet enfant qui, ayant semé une semence dans un vase posé sur sa fenêtre,
gratte chaque jour la terre pour voir où en sont les choses et voudrait bien tirer sur le germe pour
qu'il pousse plus vite. C'est en vain. Tout ne vient qu'en son temps et en fonction d'un travail caché
qui ne concerne pas l'homme. La parabole est une invitation à la patience et à la confiance.
Pensons à tous nos sujets de prière, et plus particulièrement à ces prières que nous adressons à Dieu
pour nos enfants, nos petits enfants, nos proches, notre communauté… Parfois, ne sommes-nous pas
comme cet enfant qui veut forcer les choses? N'avons-nous pas parfois la tentation de vouloir
trouver les solutions à la place de Dieu? Quand nous avons semé, en remettant les choses entre les
mains de Dieu, attendons la moisson avec patience et avec confiance. Que cette attente soit remplie
de joie, car l'Éternel fait croître ce que nous semons, en son nom et selon sa volonté. Soyons-en certains!
| Juillet 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||||||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | ||||
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | ||||
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | ||||
| 27 | 28 | 29 | 30 | 31 | ||||||
|
||||||||||
Commentaires